Un moine tibétain libéré avant la fin de sa peine demeure sous surveillance

Trinley Gyatso

Trinley Gyatso, un moine du monastère de Kirti à Ngaba (chinois : Aba), dans le nord-est du Tibet, a été libéré en novembre 2025 avant la fin de sa peine de cinq ans. International Campaign for Tibet (ICT) a appris par des sources à l’intérieur du Tibet que les autorités chinoises l’avaient toutefois placé sous étroite surveillance.

Gyatso avait été arrêté le 1er juillet 2021 et accusé d’avoir diffusé des documents comprenant des enseignements du Dalaï-Lama. À l’issue d’une détention prolongée et d’interrogatoires menés sans procédure régulière ni explication fournie à sa famille, un tribunal chinois l’avait condamné à cinq ans d’emprisonnement. Il a purgé sa peine dans une prison située à Chengdu.

Invoquant sa « bonne conduite » en détention, les autorités chinoises l’ont libéré plusieurs mois avant la fin de sa peine. Cependant, au lieu d’être autorisé à regagner son monastère, Gyatso demeure de facto assigné à résidence et soumis à une surveillance stricte et constante. ICT n’est pas en mesure de confirmer son état de santé actuel. Tragiquement, son père est décédé des suites d’une maladie plusieurs mois avant sa libération.

Avant son arrestation et son emprisonnement, Gyatso poursuivait des études religieuses avancées au monastère de Kirti. Il est originaire de Meruma (Mai’erma), dans le comté de Ngaba, préfecture autonome tibétaine et qiang de Ngaba, dans l’actuelle province du Sichuan. Des responsables chinois l’avaient déjà arrêté et interrogé à plusieurs reprises par le passé, le soupçonnant d’activités politiques.

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